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PLF 2027 : un suramortissement « industrie 4.0 » pour les PME et ETI industrielles
L’article 9, I-A du projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’instaurer un dispositif temporaire de suramortissement en faveur de certains investissements destinés à moderniser l’outil productif des PME et ETI industrielles. Ce dispositif permettrait une déduction exceptionnelle pouvant atteindre 120 % de la valeur d’origine des biens.
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PLFSS pour 2027 : le dispositif de la monétisation des jours de repos ou de RTT serait pérenne à compter du 1-1-2027
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui a été déposé à l’Assemblée nationale le 1-10-2026, prévoit la pérennisation du dispositif de monétisation des jours de repos et RTT.
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PLFSS pour 2027 : suppression du malus sur les cotisations patronales de retraite de base pour défaut de négociation sur l'emploi des seniors
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui a été déposé à l’Assemblée nationale le 1-10-2026, prévoit de supprimer le malus sur les cotisations patronales d’assurance vieillesse pour défaut de négociation sur l'emploi des seniors dans les entreprises d’au moins 300 salariés.
PLF2027 : le suramortissement des véhicules peu polluants serait recentré
L’article 25, I du projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’aménager le dispositif de suramortissement des poids lourds et véhicules utilitaires légers peu polluants. Pour les véhicules ne fonctionnant pas exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, la déduction ne serait plus calculée sur leur valeur d’origine à compter de 2027, mais sur les seuls coûts supplémentaires liés à leur motorisation.
Fin de la déduction calculée sur la valeur d’origine au 31-12-2026
Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition peuvent actuellement pratiquer une déduction au titre de certains véhicules neufs d’un poids total autorisé en charge (PTAC) d’au moins 2,6 tonnes, affectés à leur activité et utilisant des énergies peu polluantes (CGI art. 39 decies A).
Pour les véhicules utilisant exclusivement une ou plusieurs des énergies suivantes, la déduction calculée sur la valeur d’origine du véhicule ne serait plus applicable qu’aux acquisitions réalisées au plus tard le 31-12-2026, au lieu du 31-12-2030 :
- gaz naturel et biométhane carburant ;
- combinaison de gaz naturel et de gazole nécessaire au fonctionnement d’une motorisation bicarburant de type 1A ;
- carburant ED95 composé d’au moins 90 % d’alcool éthylique d’origine agricole ;
- carburant B100 constitué à 100 % d’esters méthyliques d’acides gras, lorsque la motorisation est conçue pour un usage exclusif et irréversible de ce carburant.
Une déduction assise sur les seuls coûts supplémentaires à compter de 2027
Les véhicules neufs utilisant ces énergies et acquis entre le 1-1-2027 et le 31-12-2030 continueraient à ouvrir droit au suramortissement, mais sur une assiette réduite.
La déduction serait calculée sur les coûts supplémentaires, hors frais financiers, supportés pour leur acquisition. Ces coûts correspondraient à la différence entre la valeur d’origine du véhicule peu polluant et celle d’un véhicule de même catégorie utilisant une autre énergie que celles visées ci-dessus et que l’électricité ou l’hydrogène, par exemple un véhicule diesel. Les deux valeurs seraient retenues hors frais financiers.
Le taux de la déduction appliqué à ces coûts supplémentaires serait fixé à :
- 20 % pour les véhicules dont le PTAC est au moins égal à 2,6 tonnes et inférieur à 3,5 tonnes ;
- 60 % pour ceux dont le PTAC est au moins égal à 3,5 tonnes et inférieur ou égal à 16 tonnes ;
- 40 % pour ceux dont le PTAC est supérieur à 16 tonnes.
À noter. Les mêmes règles s’appliqueraient aux véhicules pris en crédit-bail ou en location avec option d’achat dans le cadre d’un contrat conclu entre le 1-1-2027 et le 31-12-2030.
La déduction serait répartie linéairement sur la durée normale d’utilisation du véhicule. En cas de cession avant le terme de cette période, elle ne serait définitivement acquise qu’à hauteur des montants déjà déduits à la date de la cession, calculés prorata temporis.
Le bénéfice de la déduction serait subordonné au respect du règlement (UE) 2023/2831 du 13-12-2023 relatif aux aides de minimis, notamment du plafond de 300 000 € d’aides, exprimées en équivalent-subvention brut, par État membre et par entreprise unique sur une période de trois ans, ainsi que des règles de cumul.
À noter. Le recours aux coûts supplémentaires comme assiette du suramortissement existe déjà pour les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène depuis 2025.
Projet de loi de finances pour 2027, art. 25, I
© Lefebvre Dalloz
