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Le locataire commercial qui exerce son droit de préemption peut se faire rembourser la commission de l’agent immobilier
La Cour de cassation rappelle que les honoraires de l’agent immobilier inclus dans l’offre de vente d’un local commercial notifiée au locataire dans le cadre de son droit de préemption ne sont pas à sa charge. Il est en droit de demander leur restitution s’il les a payés.
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Employeurs victimes de dégradations ou de vols lors des violences urbaines survenues les 17 et 18 octobre dernier
L’Urssaf précise les mesures exceptionnelles d'accompagnement qu’elle met en place pour soulager la trésorerie des entreprises ayant subi des dommages lors des troubles urbains intervenus en marge des manifestations des 17 et 18 octobre 2026.
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Traitement social de la prime transport : les précisions du Boss
Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (Boss) a apporté des précisions sur le régime social de la prime transport ou prime carburant, qui a été modifié par les décrets 2026-973 et 2026-974 du 20-10-2026.
Abus d’état de dépendance : la vulnérabilité connue du cocontractant peut suffire à caractériser la violence
La violence par abus d’état de dépendance, au sens de l’article 1143 du code civil, ne suppose pas la preuve d’actes positifs de menace ou de pression. L’état de dépendance peut résulter d’un état de vulnérabilité connu du cocontractant, dont celui-ci tire un avantage manifestement excessif.
Des époux et leur EARL avaient consenti à l’un de leurs fils et à l’exploitation de celui-ci un bail rural portant notamment sur 72 hectares de vignes et de vergers, ainsi que sur des bâtiments et du matériel viticole. Le loyer convenu s’élevait à 833,33 euros par mois pour les terres et à 300 euros pour les bâtiments, alors que les références réglementaires situaient le seul loyer annuel des vignes entre 72 000 et 86 400 euros. Après le décès des bailleurs, leur autre fils a demandé l’annulation du bail pour violence par abus d’état de dépendance. Le fils, preneur à bail, soutenait, à l’appui de son pourvoi, que l’altération des facultés des bailleurs ne suffisait pas à établir leur état de sujétion et qu’aucune menace ni pression n’avait été caractérisée.
La Cour de cassation rejette le pourvoi. Elle relève que les troubles cognitifs des bailleurs les empêchaient d’appréhender la portée du bail, que leur fils, qui entretenait avec eux des relations régulières, connaissait leur vulnérabilité et qu’il avait obtenu un avantage financier manifestement excessif. La cour d’appel a donc pu en déduire l’existence d’un état de dépendance exploité lors de la conclusion du contrat et prononcé l’annulation du bail.
Civ. 3e, 4 juin 2026, n° 24-15.070
© Lefebvre Dalloz
