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Seul un PSE homologué permet aux indemnités versées dans le cadre de ce plan de bénéficier de l'exonération sociale
La Cour de cassation a répondu, dans un arrêt du 24-6-2026, à la question de savoir si les indemnités de rupture versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) sont exonérées des cotisations et contributions sociales lorsque l’homologation de ce plan est annulée ?
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Entreprises touchées par les incendies exceptionnels en Gironde et dans les Landes
La majoration temporaire de l’allocation d’activité partielle est prolongée du 31-8-2026 jusqu’au 4-10-2026.
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BTP : l’aide GNR reconduite pour août
L’aide exceptionnelle accordée aux petites entreprises du BTP utilisant du gazole non routier (GNR) dans le cadre de leur activité professionnelle a été reconduite pour le mois d’août 2026. La demande doit être déposée au plus tard le 30 septembre.
Entrepreneur individuel et procédure collective bi-patrimoniale : la résidence principale peut-elle être vendue ?
Si la résidence principale de l’entrepreneur individuel est en principe protégée, la question s’est posée de la possibilité pour le liquidateur de la mettre en vente en cas de procédure collective dite « bi-patrimoniale », c’est-à-dire ouverte sur ses deux patrimoines et concernant à la fois les dettes liées à l’activité professionnelle et les dettes personnelles. Réponse de la Cour de cassation.
Entrepreneur individuel : la résidence principale insaisissable. La résidence principale de l’entrepreneur individuel ou la partie de celle-ci qu’il n’utilise pas pour son activité professionnelle est insaisissable par ses créanciers professionnels (C. com. art. L 526-1). Cette règle vise à protéger le logement de l’entrepreneur contre les risques liés à son activité.
Deux patrimoines distincts : professionnel et privé. Depuis le 15-5-2022, l’entrepreneur individuel dispose de deux patrimoines : le patrimoine professionnel, composé des biens utiles à son activité, et le patrimoine personnel, comprenant l’ensemble de ses autres biens, dont notamment sa résidence principale lorsqu’elle n’est pas affectée à l’activité professionnelle (C. com. art. L 526-22). En cas de difficulté, la procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire) peut affecter soit le seul patrimoine professionnel, soit, dans certains cas, les deux patrimoines (C. com. art. L 681-1 et L 681-2).
En cas de procédure collective bi-patrimoniale. Dans un avis rendu le 10-12-2025, la Cour de cassation s’est prononcée sur l’articulation de ces règles. Elle rappelle que le patrimoine professionnel constitue le gage des créanciers professionnels, tandis que le patrimoine personnel constitue celui des créanciers non professionnels. Lorsque la procédure collective est ouverte à la fois sur le patrimoine professionnel et sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel, le liquidateur judiciaire a qualité pour réaliser les actifs de chacun de ces patrimoines au profit des créanciers concernés. À ce titre, le juge-commissaire peut, sur requête du liquidateur, autoriser la vente de la résidence principale de l’entrepreneur, dès lors que celle-ci relève du patrimoine personnel. La Cour de cassation précise toutefois que la vente de la résidence principale ne peut intervenir qu’au profit des créanciers non professionnels. Les créanciers professionnels, dont le gage est limité au patrimoine professionnel, ne peuvent en aucun cas être désintéressés sur le produit de cette vente.
La résidence principale de l’entrepreneur individuel reste donc protégée à l’égard des créanciers professionnels. Cette protection n’est toutefois pas absolue : en cas de procédure collective bi-patrimoniale, elle pourrait être vendue, mais uniquement pour désintéresser les créanciers personnels de l’entrepreneur.
Cass. com. 10-12-2025 avis n° 25-70.020
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