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Renouvellement d’une inscription hypothécaire par voie postale et primauté de la date de réception
Lorsqu’une demande de renouvellement d’inscription hypothécaire est adressée par courrier, seule sa date de réception par le service de la publicité foncière doit être prise en compte pour apprécier le respect du délai de renouvellement. La règle du cachet de la poste faisant foi est écartée au profit des exigences propres à la publicité foncière.
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Une protection et des droits renforcés pour les salariés parents d’enfants atteints d’une maladie grave ou d’un handicap
La loi 2026-492 du 12-6-2026 visant à améliorer la protection et l'accompagnement des parents d'enfants atteints d'un cancer, d'une maladie grave ou d'un handicap a été publiée au Journal officiel du 13-6-2026. Présentation des mesures en vigueur depuis le 14-6-2026 ayant une incidence dans la gestion du personnel.
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Gel de la valeur du Smic au 1-1-2026 pour le calcul de la RGDU en 2026
Le décret fixant la valeur du Smic pour déterminer l’éligibilité à la réduction générale dégressive unique de cotisations et contributions sociales patronales (RGDU) et calculer son coefficient pour l’année 2026 a été publié le 14-6-2026.
Licenciement d’un salarié absent pour maladie professionnelle pour une faute grave commise antérieurement à son arrêt de travail
L’employeur peut-il notifier à un salarié en arrêt de travail pour accident du travail ou maladie professionnelle (AT-MP) son licenciement pour une faute grave commise avant cet arrêt de travail ?
Rappel. Pendant la période de suspension du contrat de travail d’un salarié en arrêt de travail pour accident du travail ou maladie professionnelle, l'employeur ne peut rompre son contrat que s'il justifie soit d'une faute grave du salarié, soit de son impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à l'accident ou à la maladie (C. trav. art. L 1226-9).
L'employeur peut-il se prévaloir d'un manquement du salarié à ses obligations antérieur à cette suspension pour le licencier pour faute grave ? Cette question a été tranchée récemment par la Cour de cassation.
Illustration. Une salariée comptable, placée en arrêt de maladie professionnelle le 11-10-2019, a été licenciée pour faute grave le 7-5-2020. Son employeur lui a reproché un manquement à la clause d'exclusivité insérée dans son contrat de travail, car elle travaillait, depuis au moins 2014, plusieurs heures par mois pour un tiers, et ce en utilisant les outils de travail mis à sa disposition par son employeur et un manquement à son obligation de discrétion, pour avoir communiqué à son époux en 2015 des documents comptables internes à l’entreprise. La salariée a saisi le juge prud’homal d’une demande en nullité de son licenciement. Elle estimait que le licenciement pour faute grave prononcé au cours de la période de suspension du contrat de travail consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ne pouvait pas être fondé sur un comportement du salarié antérieur à la suspension de son contrat de travail. En appel, les juges du fond l’ont déboutée de sa demande et ont décidé que ces faits antérieurs à la suspension de son contrat de travail justifiaient son licenciement pour faute grave au cours de cette période. La salariée s’est pourvue en cassation en faisant valoir que seul un manquement à son obligation de loyauté pendant la suspension du contrat de travail était de nature à justifier son licenciement pour faute grave au cours de cette période.
La Cour de cassation a confirmé la décision des juges du fond. Elle a déclaré que si, pendant la période de suspension du contrat de travail consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, l'employeur peut seulement, dans le cas d'une rupture pour faute grave, reprocher au salarié des manquements à l'obligation de loyauté, cela ne lui interdit pas de se prévaloir de tout manquement aux obligations issues du contrat de travail antérieurs à cette suspension.
Source : Cass. soc. 21-1-2026 n° 24-22.852
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