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Renouvellement d’une inscription hypothécaire par voie postale et primauté de la date de réception
Lorsqu’une demande de renouvellement d’inscription hypothécaire est adressée par courrier, seule sa date de réception par le service de la publicité foncière doit être prise en compte pour apprécier le respect du délai de renouvellement. La règle du cachet de la poste faisant foi est écartée au profit des exigences propres à la publicité foncière.
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Une protection et des droits renforcés pour les salariés parents d’enfants atteints d’une maladie grave ou d’un handicap
La loi 2026-492 du 12-6-2026 visant à améliorer la protection et l'accompagnement des parents d'enfants atteints d'un cancer, d'une maladie grave ou d'un handicap a été publiée au Journal officiel du 13-6-2026. Présentation des mesures en vigueur depuis le 14-6-2026 ayant une incidence dans la gestion du personnel.
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Gel de la valeur du Smic au 1-1-2026 pour le calcul de la RGDU en 2026
Le décret fixant la valeur du Smic pour déterminer l’éligibilité à la réduction générale dégressive unique de cotisations et contributions sociales patronales (RGDU) et calculer son coefficient pour l’année 2026 a été publié le 14-6-2026.
Local commercial devenu inutilisable : faut-il mettre le bailleur en demeure avant de cesser de payer le loyer ?
Lorsqu’un local commercial est rendu impropre à l'usage auquel il était destiné, le locataire peut opposer l’exception d’inexécution et suspendre le paiement des loyers, sans pour autant être tenu préalablement de mettre le bailleur en demeure.
Circonstances de l’affaire
Invoquant le non-paiement des loyers, le propriétaire d’un local commercial agit contre son locataire en résiliation du bail. Le locataire se prévaut alors de l’exception d’inexécution, le propriétaire ayant selon lui manqué à son obligation de délivrance à raison d'un dégât des eaux survenu en août 2016 dans le local loué.
Une cour d'appel reconnaît que le locataire a été dans l'impossibilité d'utiliser les lieux loués à compter des infiltrations subies par le local mais elle juge qu'il ne peut pas utilement se prévaloir de l'exception d'inexécution avant le mois de décembre, date à laquelle sa mise en demeure du bailleur d'effectuer les travaux est restée sans effet.
Cassation
La Cour de cassation censure cette décision : à compter du jour où les locaux sont impropres à l'usage auquel ils sont destinés en raison du manquement du bailleur à ses obligations, le locataire peut se prévaloir d'une exception d'inexécution pour refuser d'exécuter son obligation de paiement des loyers sans être tenu de délivrer une mise en demeure préalable.
À noter
En apportant cette précision, la Cour de cassation applique au contrat de bail une solution qu’elle avait déjà énoncée dans le passé.
Si une mise en demeure n’est pas exigée, il est toutefois conseillé au locataire d’informer son bailleur dans les meilleurs délais lorsqu’un désordre relevant de l’une des obligations du bailleur apparaît en cours de bail et que le locataire est, par suite des circonstances, seul à même de constater. En effet, la Cour de cassation a jugé récemment que, dans cette hypothèse, le bailleur ne doit indemniser le préjudice de jouissance du locataire qu’à compter du jour où il a été informé de l’existence du désordre, auquel il est alors tenu de remédier, sauf pendant le temps ou la force majeure l’empêcherait de faire ce à quoi il s’est obligé (Cass. 3e civ. 19-6-2025 n° 23-18.853).
Cass. 3e civ. 18-9-2025 no 23-24.005
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