-
Renouvellement d’une inscription hypothécaire par voie postale et primauté de la date de réception
Lorsqu’une demande de renouvellement d’inscription hypothécaire est adressée par courrier, seule sa date de réception par le service de la publicité foncière doit être prise en compte pour apprécier le respect du délai de renouvellement. La règle du cachet de la poste faisant foi est écartée au profit des exigences propres à la publicité foncière.
-
Une protection et des droits renforcés pour les salariés parents d’enfants atteints d’une maladie grave ou d’un handicap
La loi 2026-492 du 12-6-2026 visant à améliorer la protection et l'accompagnement des parents d'enfants atteints d'un cancer, d'une maladie grave ou d'un handicap a été publiée au Journal officiel du 13-6-2026. Présentation des mesures en vigueur depuis le 14-6-2026 ayant une incidence dans la gestion du personnel.
-
Gel de la valeur du Smic au 1-1-2026 pour le calcul de la RGDU en 2026
Le décret fixant la valeur du Smic pour déterminer l’éligibilité à la réduction générale dégressive unique de cotisations et contributions sociales patronales (RGDU) et calculer son coefficient pour l’année 2026 a été publié le 14-6-2026.
Sous-location en meublé de tourisme de la résidence principale : les études et stages exclus de l’exception pour obligation professionnelle
Le suivi d’un cursus universitaire ou la réalisation d’un stage dans ce cadre ne caractérisent pas une « obligation professionnelle » permettant de dépasser le plafond légal de 120 jours de location d’une résidence principale en meublé de tourisme.
Assignée par la Ville de Paris au paiement d’une amende civile, une étudiante avait sous-loué sa résidence principale en meublé de tourisme pendant 253 nuitées en 2019 et 152 nuitées en 2020, soit au-delà du plafond de 120 jours fixé par l’article L. 324-1-1 du code du tourisme. La question posée à la Cour de cassation était de savoir si un stage universitaire et une formation suivie à l’étranger pouvaient relever de l’exception tenant à une « obligation professionnelle ».
La cour d’appel avait répondu par l’affirmative. Elle avait considéré qu’un stage s’inscrivait dans une démarche d’insertion professionnelle et qu’un cursus d’études limité dans le temps pouvait constituer un motif professionnel, dès lors que les périodes de location correspondaient aux absences de l’intéressée.
La Ville de Paris soutenait au contraire que ni la poursuite d’études ni la réalisation d’un stage dans le cadre d’un cursus universitaire ne pouvaient être assimilées à une obligation professionnelle au sens du texte.
La troisième chambre civile casse l’arrêt. Elle juge que ne suffisent pas à caractériser une obligation professionnelle ni le suivi d’un cursus d’enseignement scolaire ou universitaire ni la réalisation d’un stage dans le cadre de celui-ci. Rappelant le caractère limitatif des dérogations au plafond de 120 jours, la Haute juridiction exclut ainsi les absences liées aux études ou à la formation du champ de l’exception prévue par l’article L. 324-1-1 du code du tourisme.
Civ. 3e, 16 avr. 2026, n° 24-22.809
Auteur : Éditions Lefebvre Dalloz – Tous droits réservés.
